Encore des fermetures de classes et des suppressions de postes : 2 100 emplois d’enseignants supprimés à la rentrée 2023, plus de 3 000 postes non pourvus à l’issue des concours de  recrutement, record historique du nombre de démissions. Des élèves sont sans enseignants, et des classes ferment tout comme des écoles en zone rurale.

Les personnels sont méprisés. En début de carrière, le salaire d’un  enseignant titulaire du capes  était équivalent à 2,2 smic en 1980, mais il ne l’est plus qu’à 1,2 en 2023. La promesse macroniste d’augmentation de 10 % des salaires ne sera pas tenue, et les augmentations annoncées ne combleront même pas l’inflation. Le Gouvernement propose à des enseignants qui travaillent déjà 43 heures par semaine de travailler toujours plus en signant un « Pacte » plutôt que de recruter les personnels nécessaires. Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)  ne sont toujours pas titularisés et multiplient les CDD pour un salaire de misère.

Autonomie des établissements et saccage du lycée professionnel. Les établissements et personnels sont mis en concurrence pour répondre à des appels à projets afin de financer des projets pédagogiques. Or, chaque élève devrait avoir le droit de bénéficier de ces moyens supplémentaires. La réforme du lycée professionnel est engagée : augmentation des périodes de stage au détriment des enseignements et formation adaptée aux besoins locaux des entreprises. Après le BAC Blanquer et la réforme du lycée, la macronie poursuit son projet la destruction du service public de l’éducation. Avec le « choc des savoirs », ils tournent la page du collège unique. L’école ne garantit plus l’égalité de traitement entre les élèves et les plus fragiles en font les frais.

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